lundi 7 novembre 2016

Eglises. Graffitis. Ex Voto 2016 084

Les graffitis sur les murs d'églises.

Aujourd'hui léglise de Saint-Germain-sur-Vienne.


Les murs de certaines églises, dans les régions où la pierre est tendre, permettent aux Hommes de laisser une trace de leur passage en ce bas monde !
Les graffitis se présentent sous forme de décors, de prières à l'intention d'un saint ou de dieu, de réflexions personnelles face à des événements particuliers, de dates commémorant un accident, une catastrophe, et ... d'ex-voto !
Les emplacements privilégiés par les graveurs sont généralement choisis là où était situé le cimetière, au point d'entrée, sur leurs contreforts, ou au chevet des édifices religieux. 
La taille des graffitis dépend de la dureté de la pierre. Une pierre tendre comme le tuffeau est tout à fait appropriée aux grands "tableaux". La situation des gravures par rapport au sol semble correspondre à la hauteur d'un homme les bras levés, à genoux, ou légèrement courbé. Les gravures situées très en hauteur constituent une exception.  Si les graffitis sont généralement peu ou pas représentés sur certains édifices, d'autres au contraire sont "couverts" d'inscriptions. S'agit-il de lieux bénéfiques, ou magiques ?

Un graffiti c'est quoi ?

Source : Wikipedia
Un graffiti est une inscription ou une peinture réalisée sur des murs, des monuments ou des objets parfois situés sur l'espace public. Les graffitis existent depuis des époques reculées, dont certains exemples remontent à la Grèce antique ainsi qu'à l'Empire romain1 et peut aller de simples marques de griffures à des peintures de murs élaborées. Dans les temps modernes, la peinture aérosol et les marqueurs sont devenus les outils les plus utilisés. Dans la plupart des pays, « dessiner » un ou plusieurs graffitis sur une propriété sans le consentement de son propriétaire est considéré comme du vandalisme, lequel est punissable par la loi. Parfois, le graffiti est employé pour communiquer un message politique et social. Il existe de nombreux caractères et styles de graffitis, cette forme d'art évoluant rapidement.


Vous pouvez consulter mon billet, consacré à la poudre de pierre d'église.
L’église de Saint-Germain-sur-Vienne conserve quelques beaux graffitis, et de très beaux ex-voto en rapport avec la marine de Loire, l'histoire, et la viticulture.

Un ex voto c'est quoi ?

SOURCE http://www.les-oratoires.asso.fr/presentation-ex-voto
L’origine des Ex-Voto, comme celle des oratoires, trouve sa source dans les pratiques des religions païennes, qui depuis la plus haute antiquité, ont cherché secours et protection auprès de leurs divinités promettant une offrande en contrepartie de la faveur sollicitée.Les égyptiens offraient des ex-voto en témoignage de reconnaissance à la déesse Sérapis, les grecs au dieu Asclépios, et les romains au dieu Esculape. La source de la Seine est dès l’époque gauloise, puis gallo-romaine (Séquana) et chrétienne (Saint-Seine) l’objet d’un culte païen dont témoignent les ex-voto de bois, exposés au musée archéologique de Dijon, qu’on y a retrouvés en abondance. L’ex-voto concrétise la demande faite à une divinité protectrice de lui accorder le secours et la grâce sollicitée 'ex-voto propitiatoire' en échange d’un don, témoignage de gratitude, en contrepartie de la grâce accordée 'ex-voto gratulatoire.


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SOURCE : http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article1883À propos d’ex-voto
Ex-voto, littéralement « selon le vœu fait », désigne un objet déposé dans une chapelle ou une église en remerciement d’une intervention divine sollicitée. Concrètement, au milieu d’un péril ou dans une épreuve l’homme demande une protection surnaturelle et fait la promesse d’un acte de reconnaissance s’il est épargné : l’ex-voto constitue l’accomplissement de la promesse et matérialise l’exécution du vœu. Historiquement l’ex-voto serait apparu en France au XVIIe siècle et développé avec le culte marial. Beaucoup d’ex-voto ayant disparu pendant le Révolution la plupart des ex-voto visibles aujourd’hui datent des XIX et XXe siècles. La production des ex-voto marins a évidemment suivi une courbe parallèle à celle du nombre des évènement de la mer dont la fréquence a culminé à la fin du XIXe siècle. Face au déchaînement de la nature (ouragans, trombes d’eau, orages, tempêtes, etc.) ou à d’autres infortunes de mer (abordages, échouages sur des récifs, avaries, voies d’eau, chutes de mâts, incendies, explosions, combats navals, naufrages, etc.) le marin se trouve spécialement concerné par cette pratique votive liée, chez les catholiques, à sa confession religieuse [1]. Le marin protestant ne disposant pas, en théorie, de ce genre de recours à un intercesseur bienveillant est renvoyé à un strict face-à-face avec son Dieu : les objets votifs ne se rencontrent donc pas dans les pays protestants.Tout peut être objet d’ex-voto, du monument grandiose (Sacré-Cœur de Montmartre en tant que basilique du « vœu national »), à l’humble graffiti votif sur la paroi d’un sanctuaire. Les ex-voto marins pour leur part se présentent sous différentes formes : des plaques de marbre blanc fixées aux murs portant l’indication d’une date et éventuellement de l’évènement causal.des objets liés à l’évènement : bouées, brassières, ancres, morceaux d’épaves, barils, etc. des maquettes,demi-coques, bateaux en bouteilles ou sous globes, dioramas, etc. des représentations picturales avec ou non un personnage céleste (Vierge ou saint patron) : tableaux (huiles, gouaches, aquarelles), gravures, lithos, dessins, mosaïques, photos. Ces différents objets, maquettes ou représentations picturales, portent parfois une référence explicite (date, lieu, nom du navire ou/et du capitaine) à l’évènement, aux circonstances, avec, ou non, pour les tableaux l’image de la Vierge ou du saint invoqués peinte en haut à droite. En France les chapelles et églises de nos côtes atlantique et de la mer du nord conservent surtout des maquettes de bateaux suspendus ; les ex-voto marins peints se trouvent principalement sur la côte méditerranéenne. Quand le caractère religieux et votif des tableaux était accessoire les capitaines de navires et les armateurs les accrochaient à leurs murs. Aussi bien tous les voeux ou engagements formulés dans la plus extrême terreur pouvaient s’oublier quand on retrouvait la terre ferme.« Passato pericolo, gabbato il santo », dit l’Italien. 


Vous pouvez consulter également mon billet, en rapport avec ce sujet. (la poudre de pierre d'église).

Place au reportage photographique : 

Localisation des gravures à Saint-Germain-sur-Vienne !

 





Inventaire non exhaustif des graffitis.

Outils de vigneron.

Présente en de nombreux endroits sur l'édifice, la serpette de vigneron n'a guère évoluée durant une longue période.
Enluminures du Moyen-âge.






Autres outils 

Peut-être s'agit-il de fléaux (?)

Animaux.

La faune est peu représentée. Ci-dessous, des oies (?) et des colombes (?) portant un rameau.



Bâtiments.

Château (?)

Patronymes.

Ci-dessous il est fait mention de Bonaparte à la date de 1814.


 L'année 1814 correspond à son abdication à Fontainebleau.



Signes religieux.

Croix, Calvaires, Croix perlées, Calices (?)








Calices Écusson Blason (?)

Le panneau situé à proximité du site rappelle que #SaintgermainSurVienne participait activement au commerce fluvial.
C'est, certainement,  pour cette raison que les murs de l'église offre une telle profusion d'ex-voto.
















  Certains bateaux représentés sont indéniablement liés à la navigation fluviales de la Loire et de ses affluents.

d'autres en revanche font plutôt référence à la marine hauturière ou côtière.

Un patrimoine oublié les graffitis : LIEN
Un site à consulter :  LIEN 
Le corpus des graffitis du Bassin parisien. LIEN


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