30 octobre 2013

Les Pottocks et le monde des chevaux "anciens" . 2013 116

Un cheval qui "pourrait" avoir traversé les âges, le Pottok.



 J'ai eu l'occasion dernièrement d'observer, et de tomber sous le charme de ces petits chevaux dans le département des Pyrénées Atlantiques.







Le pottok ou pottock est une race de poney vivant principalement dans les Pyrénées. D'origine très ancienne, il présente des ressemblances morphologique avec les chevaux des peintures rupestres de la même région. Utilisé pendant des siècles par les habitants du Pays pour divers travaux d'agriculture, il fut également mis au travail dans les mines.








Les pottoks seraient issus des petits chevaux qui peuplaient le sud-ouest de l'Europe, il y a environ un million d'années. Ils auraient aussi des liens de parenté avec le cheval de Przewalski et le Tarpan. Chassés, (on suppose NDLR) qu'ils trouvèrent refuge dans les massifs rocheux des Pyrénées et survécurent au climat perturbé des dernières glaciations du quaternaire. Les peintures rupestres des grottes d'Isturitz et d'Oxocelhaya (semblent) représenter des chevaux très similaires au pottok actuel et (pourraient) attester  d'une très ancienne présence.




(Les habitants de la région semblent avoir eu ) la sagesse de ne pas décimer les troupeaux de pottoks : au contraire, les paysans locaux les utilisèrent pour l'agriculture. Mais au XIXe siècle, pour satisfaire aux besoins en charbon de la révolution industrielle, les pottoks furent envoyés dans les mines de charbon de la région, du nord et de l'est de la France. Le pottok était apprécié pour sa petite taille, sa force, sa robe sombre donc peu salissante et le peu de soins qu'il nécessitait.




Peu à peu une sélection eut lieu : les poneys de robe sombre partaient dans les mines alors que les pottok de robe pie étaient vendus à des cirques ou à quelques riches propriétaires. Ce n'est que plus tard que les maquignons s'intéressèrent au pottok. En effet, sa docilité et surtout la robe pie le rendaient attrayant pour les enfants et les centres équestres.




Aujourd'hui, les pottoks vivent en semi-liberté dans les massifs de la Rhune, de l'Artzamendi, du Baïgura et de l'Ursuya. Ces montagnes constituent le berceau de la race. Une à deux fois par an, les éleveurs effectuent une vérification des naissances, une vermifugation et un déparasitage. Parfois ils sélectionnent quelques animaux dans le but de les vendre aux foires annuelles de Hélette, Espelette, et Garris dans les Pyrénées-Atlantiques. (Texte partiellement modifié et actualisé provenant de Wikipedia)



 À bientôt ami lecteur pour de nouvelles découvertes.