15 décembre 2013

Grive musicienne Turdus philomelos. 2013 132

Il y quelques jours gisait sur mon trottoir une Grive musicienne Turdus philomelos.


La cause de sa mort reste un mystère. Suivant une habitude, ce cadavre a été pour moi une source précieuse de renseignements.
Bien que je ne sois pas, vous le savez, favorable à la chasse et à ses excès, je profite toujours de ce genre d'occasion pour observer de près les animaux, et leur cadavre.
Les leçons de choses restent les seuls bons souvenir gardés de cette période de ma vie à l'école primaire. Cette époque, n'est pas si lointaine, personne ne s'effarouchait alors de la mort comme nous le faisons actuellement. Il était fréquent, que des parties d'animaux, entre autres, servent à illustrer une leçon de choses. J'entends d'ici les cris d'orfraie que pousseront certaines personnes à la lecture de ces lignes. Je n'ai pas connaissance de traumatismes qu'auraient pu causer une telle démarche pédagogique. Il est vrai qu'à l'heure actuelle, l'animal, européen faut-il le préciser, possède parfois un statut supérieur à celui d'un être humain d'un pays étranger à notre continent J'y reviendrai prochainement.
Autre temps autres mœurs.

La Grive musicienne Turdus philomelos porte bien son nom, en effet c'est elle qui, généralement perchée au sommet d'un grand arbre, nous gratifie de son beau chant.


La Grive musicienne est connue également pour son régime alimentaire original. Sa renommée de  grande mangeuse d'escargots n'est plus à faire !
Lisez donc mon article à ce sujet.

 
Voici ce que nous dit Wikipédia à son sujet :

La grive musicienne est une migratrice partielle (une partie de la population reste sur les lieux de nidification, tandis qu'une autre partie migre). Moins sociale que la grive mauvis, la grive musicienne se rencontre dans les bois, les grands jardins, les haies. L'identification de la grive musicienne peut être faite en visualisant le dessous de l'aile lorsque la grive en vol, dans le cas de la grive musicienne cette zone est ocre-marron alors que dans le cas de la grive mauvis, elle est rouge et dans le cas de la grive draine et de la grive litorne la zone est blanche.

D'une longueur de 22 cm, la grive musicienne a une envergure de 33 à 36 cm pour un poids de 65 à 90 g1. Elle vit 14 ans en moyenne.
(si sa route ne croise pas celle d'un PAN Protecteur Armé de la Nature!)



La migration complète ou partielle des Grives musiciennes concerne, principalement, les populations des pays nordiques accueillant les plus gros effectifs de ces turdidés.

Le bec de l'oiseau est un outil aux fonctions variées, pincer, décortiquer, cueillir ...

un point brillant dans les yeux a été volontairement ajouté

Des pattes faites pour, gratter, pincer, saisir, notez les nombreuses écailles recouvrant les pattes. Ce point revêt une importance capitale dans l'argumentation consistant à établir un lien de parenté indéniable entre les oiseaux et ... les reptiles !


Voici ce que nous dit Jacques Prévost dans le numéro 24 de info LPO  au sujet des traits caractéristiques du plumage des différentes grives.

"Grossièrement on dira que les draines et musiciennes sont « en noir et blanc » alors que les deux autres espèces sont « en couleur ». Toutes les quatre présentent des taches, mouchetures ou rayures sur le devant.

Grive musicienne : les taches sont comme de petits coups de pinceau sur un fond blanc légèrement ocré à la poitrine

Grive mauvis : on regarde la tête et on voit de suite une raie blanche au-dessus de l’œil et une autre sous la joue ; les flancs et dessous des ailes sont d’une belle couleur rouille, quant aux dessins du devant ce sont plutôt des rayures.

Grive draine : taches rondes et noires sur le devant du corps qui est blanc ; on note une tache verticale blanche sur les joues.

Grive litorne : tête et nuque grises, dessous densément tacheté, poitrine roussâtre, épaules gris-roux, dos gris."


Extrait de  http://isere.lpo.fr/2012/sachez-les-reconnaitre-les-grives-en-hiver

 Ci dessous de gauche à droite, Grive musicienne, Grive mauvis, Grive draine,  Grive litorne. 



Planches illustrées provenant de : Les oiseaux d'Europe Erich Cramer

Un trait caractéristique permet de distinguer, à coup sûr, notre Grive musicienne des autres oiseaux de son espèce, la coloration du dessous de l'aile.



Un lien où il est possible d'admirer le dessous des ailes sur un oiseau vivant cette fois.


La poitrine est blanche parsemée de petites tachetures noires du plus bel effet





La gorge est légèrement colorée de brun jaune assez pâle


L'identification d'un oiseau mort est plus aisée que lorsqu'il est plein de vie.


Ce qui explique que nos premiers ornithologues étaient avant tout des chasseurs. Voici ce que dit wikipédia à ce sujet :
"Durant des siècles, la chasse et l'acquisition d'individus morts ont été le moyen quasi exclusif de développement de la connaissance. Les descriptions, les tentatives de classification, étaient ainsi menées sur des collections d'individus naturalisés"

Les plumes, placées dans des pochettes, viennent enrichir la collection d'aides visuelles !


Pour clore cet article, je ne saurais trop vous conseiller de vous procurer les ouvrages suivants :


À bientôt ami lecteur pour de nouvelles aventures ornithologiques !