4 août 2014

Qui est le papa, qui est la maman ? 2014 068

Reconnaître le mâle, ou la femelle chez le sanglier n'est pas toujours aisé.


Je vous propose quelques pistes afin d'y parvenir.

Les critères permettant la discrimination ne sont pas toujours visibles, cela dépend :
- de la façon dont l'animal se présente à vous ;
- de la distance qui vous en sépare
- de la végétation faisant obstacle à une bonne vision.

Le dimorphisme sexuel chez le sanglier porte sur :

La dentition.
Les canines du sanglier, grès et défenses pour les supérieures et les inférieures du mâle, crochets ou crocs pour celles de la femelle, sont caractéristiques : dépourvues de racine, mais profondément enfoncées dans les os maxillaires, elles sont à croissance continue, présentant un dimorphisme sexuel important.
Les supérieures sont retroussées vers le haut et atteignent un développement moindre que les inférieures ; frottant contre leurs antagonistes, la concavité arrière de l'inférieure contre la partie avant convexe de la supérieure, elles s'assurent une usure réciproque qui prévient un développement exagéré ; cette usure est d'autant plus efficace que les extrémités en contact sont dépourvues d'émail : il s'agit d'un véritable aiguisage et les canines inférieures, sur les bords de la surface ainsi érodée, sont extrêmement coupantes.
Renseignements puisés dans l'excellent livre de Francis Marion, Le sanglier, paru aux Éditions Gerfaut Club Princesse.

La stature.
Le sanglier mâle est de stature bien plus imposante, massive et vigoureuse que la femelle. Cette différence de stature est surtout visible à l'avant de l'animal. Bien souvent les poils de sa crinière sont plus longs et plus hérissés surtout lorsqu'il manifeste son courroux envers des rivaux par exemple.

Méfions nous cependant de certaines vieilles laies aux allures de vieux mâles !






Les tétines ou allaites.
Les tétines, appelées allaites, sont bien visibles lorsque la laie nourrit ses jeunes. On dit qu'elle est  suitée. Attention les longs poils d'hiver peuvent parfois cacher les tétines et rendre l'identification plus difficile.


Deux tétines sont visibles bien que l'animal soit en mouvement.

La laie en possède généralement cinq paires, réparties en deux rangée s'étendant de la région pectorale à la région inguinale. cachée par le pelage et peu visibles en période de repos, les mamelles, ou allaites, se gonflent et deviennent plus apparentes lors de la lactation.
Renseignements puisés dans l'excellent livre de Francis Marion, Le sanglier, paru aux Éditions Gerfaut Club Princesse.


La présence des jeunes.
Dénommés, marcassins, ils suivent leur mère quelques jours après la naissance, et participent indirectement à l'identification de la femelle appelée, la laie.





Bon à savoir : Nous vivons une période merveilleuse, en effet, certains animaux bénéficient d'un statut égal, et parfois supérieur à celui de certains humains. La langue française étant ce qu'elle est, il existe un mot pour désigner chaque chose. Jusqu'à preuve du contraire un "bébé" est le petit des hommes. Les jeunes animaux, à de très rares exceptions, portent des noms bien précis permettant de les identifier et de les différencier des adultes.

Les attributs sexuels.
Les suites.
Les testicules ne sont pas apparents comme chez d'autres mammifères de nos forêts, comme ce cerf  en train de bramer.



Voici ce qu'en dit F Marion Les organes génitaux mâles sont extérieurement visibles par le pinceau et les suites. Le pinceau, qu'une pilosité plus abondante permet de mieux distinguer, n'est pas situé, comme chez le cerf ou le chevreuil, en position inguinale, mais sous le ventre, en position avancée, comme chez le taureau. À la différence de nos autres grands mammifères sauvages, les suites ne sont pas pendantes entre les cuisses postérieures, mais se trouvent en position périnéale haute, à l'arrière de l'animal où elles forment une légère saillie impressionnée longitudinalement en son milieu par un large sillon. les testicules de Sus scrofa sont particulièrement volumineux et lourds ; ils pèsent en moyenne à eux deux près d'un kilogramme, soit un centième du poids vif de l'animal.

L'identification d'un mâle est plus aisée au moment du rut. Durant cette période, mi-novembre, mi-janvier, les testicules augmentent de volume et entraînent un gonflement du scrotum qui devient plus visible.

L'identification du mâle est facilitée par la présence des suites. 
Sur la photo ci-dessous vous pouvez observer de haut en bas, la queue relevée, l'anus et les suites.





Le pinceau pénien.
Et du pinceau pénien. (ci dessous le cliché idéal pour une bonne identification du mâle : pinceau pénien touffe de poils sous le ventre et suites sous l'anus)



Quelques photos pour s'entraîner







Pour résumer, certains traits de caractères (classés de 1 à 6 ordre de facilité d'observation)  propres aux femelles ou aux mâles sont facilement observables, comme :
- 1 la taille ;
- 2 la stature, sauf si nous réalisons nos observations où il y a beaucoup de vieilles laies,mais ce n'est pas le cas ici à Fontainebleau ;
- 3 la présence de marcassins ;
- 4 la présence des tétines ;
- 5 la présence de suites ;
- 6 la présence du pinceau pénien.
 D'autres critères le sont beaucoup moins, c'est le cas de :
- la dentition.

 
Vous voulez réaliser des photos de ce charmant animal ?
Un lien à consulter ou à charger.




À bientôt pour de nouvelles aventures

Savez-vous que, beaucoup d'adultes recommandent photonaturefontainebleau aux enfants scolarisés afin de les familiariser aux "choses" de la Nature !
Merci