14 septembre 2014

Sur les traces de Jeanpoule 2014 084

Une tranche de vie amusante dans la vie d'un photographe naturaliste.


Levé de bonne heure, il m'est toujours agréable de parcourir la forêt alors qu'il fait encore nuit.
Sauf après une période venteuse, il n'y a pratiquement aucun risque à se promener sans lampe. La nuit n'est jamais totalement noire.
Après quelques heures passées en affût, il est temps de rentrer se reposer. Si vous êtes un lecteur assidu, vous vous êtes rendu compte que les traces et indices constituent pour moi un domaine de prédilection. Je circule généralement les yeux rivés au grand livre de la forêt, je veux parler du sol.
Passé aux environs de 5 heures du matin sur ce chemin sableux, je découvre, à mon retour vers 9 heures, de belles traces de renard imprimées dans mes marques de chaussures !
Certains "spécialistes" nous affirment que les animaux sauvages fuient et craignent les odeurs humaines.
Démonstration est faite que non !
Ils craignent et fuient l'Homme ET son (ses) odeur (s), mais apparemment pas son odeur seule à laquelle il s'habitue.
Considérant le nombre d'odeurs corporelles et d'odeurs synthétiques que nous transportons, les animaux sauvages disposent de facultés olfactives très largement sous-estimées.
C'est un monde qui nous échappe totalement, et c'est tant mieux.


 la flèche indique le sens de déplacement du renard




À bientôt pour de nouvelles et enrichissantes découvertes en ma compagnie.