25 septembre 2015

Fontainebleau, forêt, Le Renard carpette. 2015 081

Nouvelle espèce apparue spontanément en forêt de Fontainebleau ?


Non ! Il s'agit simplement du résultat de notre soif d'espace, de vitesse et de mépris pour tout ce qui n'entre pas dans nos standards.
Combien d'automobilistes  (y compris les écolos) lèvent le pied en traversant la forêt de Fontainebleau ? La probabilité d'entrer en collision avec un gros animal ne fait pas baisser la vitesse de déplacement. Beaucoup d'automobilistes comptent trop sur leurs réflexes.
Le nombre d'animaux écrasés sur nos routes est impressionnant. Les personnes mortellement blessées se comptent également par dizaines en France.
Le cas qui nous intéresse aujourd'hui est celui d'un Renard roux ayant trouvé la mort sur la D 607 au niveau des HLM des Lilas, un peu après l'Obélisque.
Il ne reste plus à mon retour d'affût, aux environs de 12 h 30, qu'une carpette de fourrure, de cet animal repéré à 4h30 lors de mon trajet aller. Trois jours après il ne reste plus rien, le corps de l'animal a bel et bien disparu, broyé, déchiqueté, réduit en micro-particules. Comme s'il avait été avalé digéré par ce vorace ruban d’asphalte.
Ce Renard roux, est né, probablement en mars/avril 2015, chassé par ses parents, il doit trouver un territoire où il peut vivre sa vie de renard.




Le secteur qu'il trouve lui convient à merveille, il est libre de congénère (de son espèce) et regorge de poubelles et de déchets de toutes sortes. Ce territoire englobe le quartier des Lilas, les HLM (disgracieux) de La fourche, l'emprise de L'INSEAD. Le seul point négatif, mais il réussit à s'en accommoder, est formé par cet ensemble de routes qu'il faut traverser et retraverser pour accéder aux déchets et aux poubelles. Pas simple, la preuve !



D'autres renards se sont "cassé les dents" sur ce même projet, coloniser un nouveau territoire.
La carte ci-dessous vous révèle les différents points de contact (13 en tout sur la courte période du brame 2015) que j'ai eu avec cet individu lors de mes déplacements matinaux. La tranche horaire (entre 4 et 5 heures du matin) est toujours la même à peu de choses près.



Ce n'est pas la première fois qu'un Renard tente d'occuper cet espace.
Celui-ci a trouvé la mort en décembre 2011 au niveau de la maison forestière de Fleury située à 400 m à vol d'oiseau du lieu où a été écrasé notre renard.



Ces animaux écrasés laissent entendre qu'il y a profusion d'animaux. Il n'en est rien vous l'aurez compris. 



J'ouvre une parenthèse pour aborder le "problème" des comptages d'animaux sauvages.
Ce texte (ci-dessous) relevé sur le site des chasseurs, autrement dit L'ONC Office National de la Chasse) pompeusement rebaptisé ONCFS Office National Chasse et Faune Sauvage, nous en dit long sur les méthodes de "comptage". Identiques à celles utilisées pour comptabiliser les cervidés en forêt domaniale de Fontainebleau. Je reviendrai en détail sur ces comptages effectués ici, à Bleau, dans un forêt où  Sainte Clôture, et Saint Grillage sont pieusement honorés.

Le texte en question où nous n 'apprenons... Rien.


Les densités de renards augmentent-elles en France ? Les résultats précédents montrent que les
IKA sont en moyenne stables, voire légèrement en augmentation, au cours des dix dernières années sur tout un ensemble de territoires répartis en France. Si l’on traduit ce résultat en termes de densité de renards en utilisant une ESW commune, cela correspond à une augmentation de 0,07 renard/km² par an. La petite taille de l’effet mis en évidence nous invite donc à conclure en faveur d’une stabilité moyenne des populations de renards depuis dix ans sur une bonne partie du pays, sans tendance importante à la hausse ou à la baisse. Cette stabilité moyenne autorise cependant l’existence de variations locales plus
marquées, équitablement réparties entre baisse et croissance. L’absence d’informations concernant la pression de prélèvement exercée sur ces territoires ne permet pas d'interpréter plus avant ces résultats.

À l’avenir, comprendre les causes
des variations de densités entre territoires
et au cours du temps pourrait permettre
d’adapter la gestion de l’espèce.


Une enquête nationale, réalisée en 2013 auprès des fédérations départementales des chasseurs, a permis de rassembler les suivis de renards par comptages nocturnes aux phares sur un ensemble de territoires français. Une analyse sur dix ans met en évidence une pente très légèrement positive des indices kilométriques d’abondance et une stabilité moyenne des densités de renards.




Il s'agit dévaluer le nombre de renards roux en France ! Pas moins.
Vous noterez que ceux qui ont participé, et compté les dits animaux sont, nous le savons tous, d'ardents défenseurs des...Renards roux !