6 septembre 2016

L'herbe des hautes-chaumes est . . . 2016 069

L'herbe des Hautes-Chaumes est toujours plus verte dans le pré du voisin et . . . C'est vrai


C'est ce qu'a compris cette vache Vosgienne, de race Vosgienne, plus exactement.

Cette race a eu les honneurs du salon de l'agriculture en 2011 pour preuve l'affiche où elle tenait la vedette !

La race Vosgienne 

La Vosgienne porte le nom de son massif. Elle en est un des symboles au même titre que le sapin, les Ballons des Vosges et le Munster. Son histoire est très liée à celle de sa région.
Des origines controversées
Les premières évocations de vaches Vosgiennes apparaissent au XVIIème siècle. Pour certains elles arriveraient lors de l’invasion du massif vosgien par les armées suédoises durant la Guerre de Trente Ans. Pour d’autres il s’agirait de migrants venus de Suisse. Quoi qu’il en soit, les hommes ont su adapter la race aux conditions de relief et de climat difficiles du massif pour le coloniser jusque sur les chaumes.
Une évolution en relation avec l’histoire du massif
http://www.racevosgienne.com/A ses débuts dans le massif, la Vosgienne servait à tracter le matériel agricole dans les pentes raides de montagne, elle était préférée aux chevaux ou à d’autres races grâce à son plus faible coût d’entretien. La production laitière n’était pas oubliée puisque l’activité de transformation fromagère qui en résultait constituait bien souvent la seule source de revenus des familles.
Au XVIIème siècle la race est prépondérante dans le massif grâce à sa polyvalence, elle est même recherchée par les riches familles de l’époque pour garnir les ménageries privées. Le XVIIIème siècle va marquer les premières difficultés de la race. Suite aux guerres décimant les troupeaux, la réhabilitation de la région va apporter d’autres races plus performantes.
Le XIXème siècle marque un redémarrage de la race grâce à des vétérinaires passionnés qui améliorèrent les qualités de la race. Dans le même temps un standard de race est officiellement établi et les concours s’ouvrent pour les Vosgiennes. A la fin de ce siècle, on estime à 125 000 l'effectif de la Vosgienne sur le Massif.
Le XXème est celui des coups durs pour la race puisqu’elle doit se relever de deux Guerres Mondiales : les zones d’élevages sont massivement bombardées et l’occupant réquisitionne les troupeaux pour participer à « l’effort de guerre ».
En 1947, la Vosgienne est rayée du catalogue officiel des races ce qui va entrainer une chute vertigineuse des effectifs. Elle ne peut donc pas bénéficier des nombreuses avancées techniques (inséminations, prophylaxie…).
Le plan de relance
La chute des effectifs va se prolonger jusqu’en 1977, il ne reste plus que 3000 Vosgiennes. Une poignée d’éleveur réussit enfin à la réhabiliter. Le Herd Book Vosgien voit le jour. Il fixe les caractéristiques de la race. Les effectifs se stabilisent et des outils de développement sont mis en place tel qu’un schéma de sélection et une coopérative d’insémination.
La promotion de la race et de ses produits est lancée avec un étendard tout trouvé : la préservation des espaces de montagne grâce à une race locale et rustique.
La consécration arrive en 2011 lorsque la Vosgienne devient l’égérie du salon de l’Agriculture de Paris, récompensant tous ceux qui ont permis de près ou de loin de sauver la Vosgienne. Aujourd’hui avec un effectif stable autour de 10 000 têtes, la race est portée par des éleveurs passionnés qui continuent à œuvrer pour développer la Vosgienne dans son Massif

Source :http://www.racevosgienne.com/

Fermons la parenthèse si vous le voulez-bien.

Lors de mon bref séjour en camping sur les Hautes-Chaumes j'ai l'occasion d'observer un individu plutôt débrouillard. Jugez plutôt :





Cette vache " une ancienne" (?) a acquis une expérience que les autres bêtes du troupeau ne paraissent pas avoir. Ce matin-là plutôt que de brouter comme les autres, elle s'éloigne du groupe, se dirige directement vers la clôture, s'agenouille, passe l'échine sous les barbelés et se met à brouter consciencieusement l'herbe grasse à l'extérieur du parc !
Pas bête, la vache !
Elle est la seule à utiliser cette technique, voilà assurément un bon sujet d'étude pour un éthologue.
Comment fait-elle pour rester toujours à une distance raisonnable du fil électrique sans y jeter un coup d’œil de temps en temps ?
 Mystère.